Journal de bord du 1er au 12 juin

Retour à Téhéran, ses voitures par milliers, ses voies rapides entortillées et le bruit. Un bruit à se taper la tête contre les murs.

On campe devant le consulat Ouzbek afin de récupérer notre visa à la première heure. Et même si 10 minutes avant l’ouverture nous sommes en place, il nous faut batailler pour ne pas se faire doubler par les agences de voyages qui usent de tous les stratagèmes pour griller tout le monde et déposer leur  pile de 20 passeports. S’y trouvent aussi un tandem franco-belge qui parcourt le monde à vélo et un couple de suisses, et tous en cœur nous nous rendons au consulat Turkmène pour une nouvelle vague administrative. Et là… Oh malheur catastrophique… on se rend compte qu’on a fait n’importe quoi avec les dates et que notre visa Iranien termine 2 jours avant que le Turkmène ne commence. Chouette, on va pouvoir continuer avec la paperasse, il nous faut prolonger notre visa.

Manu quitte le Cinéfritour à la capitale et le Cinéfritour quitte la capitale histoire d’aller tâter la Mer Caspienne. Seulement voilà, ce n’est pas facile. Tout d’abord d’énormes bouchons nous forceront à passer la nuit à mi-chemin, ensuite une fois arrivés au bord l’eau il pleut si fort que nous n’osons pas sortir, c’est l’inondation. Enfin, une fois la pluie passée nous tentons d’accéder à une réserve naturelle de la Caspienne où l’on nous informe que les étrangers doivent obtenir une autorisation à Sari (à 100km de là), que cette demande s’effectue le samedi….blablabla, en pendant ce temps là on voit les voitures iraniennes s’engouffrer dans la réserve sans le moindre souci. (cliquer sur les images pour les voir en grand)

On tente notre chance un peu plus loin, ça marche ! Plage en vue !! on y retrouve même le tandem franco-belge ! Les filles sortez les maillots, ah non, restez comme vous êtes. Le soir venu nous décidons de mener à bien une petite partie de pêche ayant trouvé un petit endroit paradisiaque, paradisiaque en apparence, on voit un serpent à la minute. On dégage vite fait bien fait. On part à Gorgan, ville moyenne située entre la mer Caspienne et le Turkménistan, où il est possible de faire notre extension de visa. Lorsque l’on arrive il est déjà bien tard, nous nous mettons dans une petite ruelle, au calme. Enfin pas vraiment. Les voisins sortent, la conversation s’engage, ils nous apportent des fruits, des fruits secs et diverses pâtisseries iraniennes. Discuter sur le trottoir c’est bien, à la maison c’est mieux, ils nous invitent donc à boire le thé et manger encore plus de pâtisseries ! Il y a du monde, une mère, ses trois filles, son gendre, et les parents du gendre. Discuter à la maison c’est bien, mais à la forêt c’est mieux. Ils nous invitent à découvrir ce bel endroit de Gorgan, encore plus beau de nuit. Et c’est ainsi que nous nous retrouvons dans un café à chicha dans les bois, il y a plein de coins et de recoins avec plein de tapis et de coussins, des petites loupiotes, et de petits abris.

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Le lendemain ils nous aident avec les papiers, tout va très vite, et le gendre et sa femme nous invitent chez eux, à 100km de là. C’est parti pour une nouvelle soirée dans un café à chica. Cette fois-ci il prend la forme de plein de petites cabanes rondes, faites de terre et de paille, avec de vitraux et couvertes de tapis. On y dîne, il y tout d’abord plein de petits trucs à grignotter, du pop corn, des dates, des cerises au vinaigre, des noix… et en plat nous goûtons au Dizzi, un ragoût de mouton aux haricots.

Dernière étape avant la frontière Mashhad. C’est là que nous récupérons le visa Turkmène après avoir déposé notre demande à Téhéran. C’est aussi là que se trouve le tombeau de l’Imam Réza. Un complexe immense, sans cesse en expansion, lieu de pèlerinage très réputé. On n’y entre pas comme on veut. Les filles se voient remettre une tente (traduction littérale de tchador utilisée par les gardes à l’entrée qui font de leur mieux pour bien parler anglais) et le groupe reçoit un guide, car il y a plein de salles interdites aux non musulmans. Avant de faire le tour du propriétaire on nous passe une vidéo présentant le site, ce qui signifie qu’on nous indique les mesures exactes de chaque bâtiment. 15 minutes. On reçoit ensuite une pochette cadeau avec un petit livre (en français google traduction) sur la vie de l’Imam Réza et tout un lot de cartes postales. Petite visite avec notre guide qui, à la question « Comment est financé ce lieu » nous répond avec la plus grande simplicité « C’est une entreprise privée qui gère ce lieu, qui possède des scieries, des terres arables etc… Les gens respectent beaucoup cette entreprise. Ils lui font parfois des donations. A leur mort certaines personnes lui lèguent leurs biens, leur maison, leurs terres. » On reste un peu abasourdis, mais comme pour le guide tout paraît normal on n’insiste pas. On repart de là avec de belles tentes, tchador en farsi, et un beau rêve, celui de voir un jour la basilique Saint-Denis et Notre-Dame gérés par le groupe Lagardère.

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