Journal de bord du 20 au 27 septembre

Où on retrouve enfin la Géorgie dont on a tant parlé.

Une fois franchi le Caucase, cette grande chaîne montagneuse qui sépare à l’ouest la Russie de la Géorgie on se remet vite à nos activités montagnardes. Balade pluvieuse jusqu’à un monastère pendant laquelle on  en profite pour récolter du cynorhodon pour la tisane, on collecte aussi des petites boules oranges qui poussent sur des buissons pour une confiture quelque peu acide, et on ramasse notre première poêlée de champignons ! Un autostoppeur russe récupéré à la frontière et ne parlant ni anglais, ni français reste avec nous pour 24h, le temps de nous apprendre comment dépiauter avec dextérité leur fameux poisson séché. Puis les cueillettes se poursuivent le long de la route pour Tbilissi : des prunes, des coings, des noix, du raisin… Seul bémol, la pluie qui ne s’arrête pas et ce changement de saison brutal ne nous ravit pas.

IMG_2607

Sur la route nous en profitons pour nous arrêter à Mtskheta, capitale religieuse. Drôle de pays que la Géorgie, l’ensemble de la ville a été reconstruit sur un modèle récent. D’ancien il ne reste que les bâtiments religieux. Les touristes ont pourtant l’air d’apprécier ils sont beaucoup plus nombreux que lors de notre précédente visite.

Puis c’est l’arrivée à Tbilissi capitale de la Géorgie, et les retrouvailles avec nos copains, Sophie pour une quinzaine de jours et Jean-Yves pour deux mois et une poignée de noisettes. Ils arrivent tous les deux les bras chargés de fromages, une vraie révolution de palais pour nos papilles habituées à ne manger, depuis des mois, que des kuruts desséchés ! Et puis c’est agréable de faire goûter à nos amis géorgiens rencontrés quelques années plus tôt des produits français. En retour nous apprenons à porter des toasts, comme le fait le Tamada, le maître de cérémonie des repas. Un joyeux drille qui se doit d’entretenir l’atmosphère en récitant poèmes et dictons amenant à boire la table sans trop la saouler ni l’ennuyer. Pas si simple.

IMG_2618

On visite à nouveau Tbilissi toujours aussi belle. Les hauteurs sur les collines ont été retapé plutôt joliment tandis que les « bas » quartiers sont restés figés dans un frémissement permanent suite aux différents tremblements de terre.

Et, bonne surprise, au hasard de nos pérégrinations nous tombons sur l’arrière-cour d’un restaurant qui regorge d’huile de friture. Plus de 60 litres sont transférés dans nos bidons et mis à filtrer illico. Mais foi d’oléagineux, le cadeau se révèle empoisonné. La qualité n’est pas au rendez-vous et plusieurs fois nous encrassons nos filtres ce qui entraine de furieux débordements de matière grasse à l’arrière du poulpe. Chouette nous nageons dans le visqueux !

IMG_2613

Le réservoir enfin plein nous mettons le cap sur Gori, la ville natale de Staline. Le musée à sa gloire n’a pas changé d’un iota depuis sa création. Pas de perspective historique ni remise en question du bilan stalinien, mais après tout Joseph Dougachvili était plutôt bel homme du temps de sa jeunesse cléricale.

IMG_2664

Histoire de continuer à marcher dans les traces de l’homme de fer, nous passons par Chiatura, délicieuse ville minière spécialisée dans l’extraction de manganèse qui a connu très tôt l’agitation bolchévique. Si les mines ont fermé depuis, la ville reste un formidable terrain de jeu pour tous les passionnés d’urbex au milieu des nombreux bâtiments vides et surtout elle procure des sensations fortes à des tous petits prix grâce à l’impressionnant réseau de téléphériques, hors d’âge, qui relient les différentes collines de la ville entre elles.

Attiré par les hautes montagnes du Caucase nous prenons ensuite la route plein nord pour tenter de nous rendre en Svanétie, région reculée de Géorgie ou vivent de terribles guerriers poilus sentant fort le mouton. Malheureusement pour nous le réseau routier géorgien n’est pas encore au point et face aux nombreuses recommandations des locaux nous décidons de faire demi-tour avant même le commencement de la piste boueuse. Il faut dire que depuis 48h il pleut sans discontinuer.

IMG_2720

Parviendrons nous à rejoindre les terribles Svans, réussirons nous à toucher les neiges blanches du Caucase ? Ne ratez pas la prochaine aventure frémissante du Cinéfritour.

Publicités

Une réflexion au sujet de « Journal de bord du 20 au 27 septembre »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s