Journal de bord du 20 au 28 décembre

Après la campagne, la mer ! De Mersin à Antalya il y a 400 kilomètres de route longeant la Méditerranée qui nous attendent. Tout le monde nous a prévenu « Attention, cette route est très dangereuse, il y a plein de virages, de falaises, de grosses montées…blablablablabla…et il ne faut surtout pas rouler de nuit, c’est bien trop dangereux ! ». Au final c’est une deux fois deux voies parfaitement entretenue, mais pour les turcs, habitués aux deux fois quatre voies, cette route tient du chemin forestier.

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La route est magnifique, la mer turquoise, de ci de là surgissent des vestiges de l’époque romaine, il fait beau, les bananes et les oranges poussent par milliers et ça sent l’huile d’olive, une fabrique n’étant jamais bien loin.

Quand bon nous semble nous faisons une petite pause pour explorer la pampa. Et c’est au retour de l’une de ces petites excursions que nous avons la surprise de voir notre van encerclé par des gendarmes. Les questions pleuvent, ils veulent savoir si nous sommes écologistes, si nous faisons un voyage religieux, si nous travaillons, ce que nous faisons dans le coin, si nous sommes rattachés à un groupe quelconque. Ils sont persuadés que la rose des vents dessinée sur le côté du camion est le symbole d’un parti vert gauchiste révolutionnaire à tendance buddhiste. Ayant obtenu une réponse à priori satisfaisante à chacune de leurs interrogations ils nous demandent enfin de leur présenter nos passeports. Bien sûr, on vous sort ça tout de suite. Enfin, donnez-nous une minute. Ou deux. On cherche dans tous nos sacs, toutes nos poches, toutes nos cachettes secrètes, impossible de mettre la main dessus. On a les photocopies, certes, mais cela ne nous évitera pas une conduite au poste. Une fois arrivés à la gendarmerie on explique qu’on a dû oublier nos passeports chez notre ami à Mersin. Le commandant nous croit sur parole, nous propose de boire du thé ou du café, de manger un bout puis nous signe un papier expliquant qu’il est normal que nous n’ayons pas nos passeports puisque nous les avons oubliés à Mersin, et il ajoute que si nous sommes arrêtés et que les autorités ne sont pas convaincues par ce document, elles n’ont qu’à l’appeler. Sur ce il nous donne son numéro de téléphone et nous souhaite de passer une bonne soirée.

Ce n’est que peu de temps après que nous apprenons que nous nous baladions à l’endroit même où la première centrale nucléaire turque va être érigée, merci tonton Poutine, et que par conséquent ils se méfient des groupements écolos ou politiques opposés à sa construction.

Reste à découvrir, sans émerveillement aucun, à quoi ressemble la côte la plus touristique de Turquie et l’un des endroits qui attirent le plus de vacanciers au monde (juste derrière Londres et Paris). Superbes hôtels kitchissimes en pagaille, golfs derrière chaque virage, plages inaccessibles, grandes barres résidentielles, prix indiqués en roubles, en dollars ou en euros. C’est à voir, de là à y rester…

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Nous voici enfin arrivés à Antalya. Cap sur l’aéroport où nous retrouvons « le gang des parents ». Certains beaux-parents sont là, et il y a même un petit frère. Ne pouvant malheureusement pas loger tout le monde dans notre demeure mobile nous avons loué une grande maison pour l’occasion. Chaque jour nous nous partons explorer les environs, Olympos et ses vestiges, Antalya et son centre historique, Goynuk et son canyon, Kemer et son béton… On essaye de leur faire goûter tout ce qui nous a plu, du baklava à la soupe de lentilles, du pide (sorte de pizza au fromage et à l’œuf) aux boulettes de viandes, du pekmez (tahin mélangé à du sirop de raisin, délicieux sur du pain) au fromage de Kars. Le soir c’est projection sur mur blanc ou jeux de société, ou les deux ! On n’oublie bien sûr pas de fêter Noël, l’excuse pour avoir fait venir ce furieux gang. On se cuisine un délicieux mouton aux aubergine et on goûte au vin turc, le dîner sera agité par un terrible débat, à Noël les cadeaux s’ouvrent-ils le soir du 24 ou le 25 ? Après plusieurs heures de joute verbale, le camp du 25 l’emporte.

Après cette petite coupure de Noël les excursions reprennent bon train, nous allons entre autre visiter Phasélis, une autre ancienne cité lycienne, la plus belle sûrement vue jusqu’ici.

Puis il nous faut raccompagner « le gang des parents » à l’aéroport, c’est la fin des vacances, nous aussi nous reprenons la route, à l’Ouest toutes !

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