Journal de bord du 28 janvier au 12 février

Pour la seconde et dernière fois nous secouons dans un geste d’adieu nos mouchoirs en papier en direction de Mersin, laissant dernière nous veaux, vaches, poulets pour mettre le cap à l’Ouest. Pas grand intérêt à nous arrêter avant Antalya, la route longe d’un peu trop près la mer. Le premier stop baignade aura donc lieu à Adrasan pas très loin d’Olympos, ce drôle de lieu rempli de bungalows que les turcs s’évertuent à considérer comme un repaire de hippies déjantés.

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Rien de tel rencontré lors de notre passage. En tout cas, un sentier remarquablement bien balisé, relie Adrasan à Olympos à travers la montagne.

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On gare le Poulpe au milieu de ses nouveaux camarades et une fois nos chaussures lacées on commence à transpirer dans la montée. Difficile de croire que nous sommes en janvier. Quelques kilomètres plus loin, épargnés par le remue-ménage des sangliers, de jolis pieds de moutons tentent de dissimuler les bords de leurs chapeaux. Largement de quoi faire un bon plat pour quatre et bien assez pour rattraper les bars et autres dorades restés loin du pêcheur. Le jour suivant nous avançons lentement le long de la côte, la route alterne entre beauté sauvage, forêt de pins et grandes plaines agricoles entachées de serres. Pour finir on plante notre Poulpe à Ucagiz en face de l’île de Kékova. Les lyciens qui ont occupé les lieux il y a quelques temps ont eu le bon goût de décorer les environs en parsemant le paysage de tombeaux. Les environs sont calmes et les villageois accueillants. L’endroit rêvé pour une projection sous les étoiles. Pendant que certain s’occupent de peindre et de décorer les banderoles et les tracts un autre s’occupe du dîner.

 

La pêche, au milieu de vestiges engloutis, sera pour une fois fructueuse et se soldera même par un agréable retour en bateau-stop ! Et oui tout fonctionne en Turquie ! Même réussite du côté projectionnistes.

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Voici un poulpe repu et bienheureux. Encore un saut de puce et nous voici à Kas en plein milieu d’une péninsule que l’on imagine aisément bondée en été mais qui conserve un charme certain en plein hiver.

La mer est poissonneuse et translucide, les olives encore sur leurs branches nous pouvons fainéanter à loisir en engouffrant une quantité impressionnante d’un yoghourt maison à la densité mémorable. Emporté par le vent déchainé Bruno s’engouffre dans l’aspiration et tente de rejoindre Paris depuis Istanbul à la faveur de son pouce.

http://www.bruno-meignien.fr/

Tandis que de notre côté on retrouve à Fethiye deux camions de voyageurs. Pas tout à fait le même gabarit que le nôtre. Rencontre sympathique que nous nous promettons de renouveler de manière à organiser un spectacle tout feu tout flamme dans lequel s’allumerait soudainement l’écran de nos projections. Une fois les réservoirs d’huile à nouveau remplis et en attendant de retrouver les amis du cirque nous nous esquivons sur une presque-île peinarde. Au bout de la route quelques criques où accostent au petit-mâtin les barques de pêcheurs à l’air heureux. On se laisse couler dans la torpeur des lieux tandis qu’alternent séances de pêche, baignades et promenades.

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