Boissons de céréales fermentées kirghizes

Les kirghizes boivent énormément, de la vodka bien sûr après le passage du « grand frère » russe, mais aussi de très nombreuses boissons fermentées qui se divisent en deux grandes familles, les boissons lactées, transformées le plus souvent dans les estives et revendues en ville, et les boissons issues de la fermentation de céréales.

Parmi ces dernières les plus courantes sont le bozo et le maxim ou jarma, si l’on exclut la bière.Toutes ces boissons ont en commun d’êtres issues de la fermentation de céréales, qui se caractérise par un goût allant de l’acide à l’aigrelet, par la présence de gaz rendant les boissons pétillantes enfin presque toutes ces boissons sont dotées d’un faible pourcentage d’alcool. Aucune de ces boissons ne se conserve dans le temps, la fermentation n’étant jamais stoppée, ni par adjonction de souffre, ni par baisse de température et encore moins par ajout d’alcool fort. Ce qui implique des changements de goûts permanent, et des teneurs en alcool très variées. Et si d’après certaines lectures, il semble que le bozo ait été autrefois pimpé à la boulette d’opium, ce petit truc en plus semble avoir aujourd’hui complètement disparu.

Fabriqué artisanalement par les kirghizes ces boissons sont consommées dans un cercle familial.  Elles sont aussi vendues sur les bazars par des femmes qui le produisent à la maison. De nombreuses compagnies commerciales ont aujourd’hui compris l’intérêt que représentent ces produits. La plus connue de ces marques, Shoro©, est présente à tous les croisements de rues de Bishkek, la capitale. C’est Shoro© qui a lancé il y a maintenant 25 ans la vente industrielle en investissant dans des kegs, sortes de barils d’une contenance de 25 litres, qui permettent de servir frais un verre ou une bouteille de maxim aux passants en quelques instants ! Depuis sa gamme s’est élargie pour devenir aujourd’hui l’un des tous premiers acteurs du pays pour les boissons.

IMG_2316

Un conseil, arrêtez-vous dans les bazars et sur les bords de route pour déguster dans un piala, le bol kirghize, le bozo des babouchkas ! Si l’odeur, parfois soufrée, peut rebuter au premier abord, le goût est souvent bien plus doux. Il varie en fonction des vendeuses, de la température, de l’âge de la préparation mais n’a pas grand-chose en commun avec les productions des grandes marques.

Et sur ce lien les recettes pour que chez vous, vous puissiez goûtez aux joies enivrantes du bozo ou du jarma.

Publicités