La pêche aux céphalopodes

Un an et demi passé à bord d’un Poulpe et nous n’aurions pas mangé un tentacule ?
Non, non, non, rassurez-vous dans nos bagages nous avions pris soin d’emporter poulpettes et turluttes pour nous régaler de nos camarades à huit pattes.
Alors comment parvenir à décoller des rochers les milliers de ventouses de nos amis les céphalopodes ? Voici pour vous le tuto facile de la pêche à la seiche et aux encornets sans vous ruiner.

Seiche

Les encornets font partie de la grande famille des céphalopodes. Et comme tous leurs joyeux compagnons ils sont aussi rigolos à pêcher que délicieux à manger.
La saison commence à la fin de l’hiver avec les premiers redoux. Les calamars se rapprochent des côtes et viennent s’engouffrer dans les calanques pour chasser le fretin dont ils se nourrissent. C’est à ce moment que le pêcheur pourra commencer à sortir de son trou, de préférence tôt le matin ou tard le soir. Les heures qui précèdent le lever du soleil et celles qui succèdent à son coucher ont été les plus favorables pour nous.

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Pour les sortir de l’eau une simple bobine de fil (5€) sur laquelle on fixe une turlutte  (3€) est nécessaire, même si l’emploi d’une canne et d’un moulinet permet d’accroître la distance de lancer et donc la zone de pêche.
Du bord il faudra d’abord veiller à prospecter les rochers, les digues, les anfractuosités et toutes les zones de type calanque. Idem pour les courants formés par le flux et le reflux entre deux rochers, un repaire que les calamars affectionnent particulièrement.
L’animation doit être lente et surtout ponctuée d’arrêts longs et de brusques accélérations, le rythme doit être le plus irrégulier possible. Si le fond est sableux, ne pas hésiter à laisser reposer la turlutte sur le sol, comme pour la pêche à la nymphe on peut observer les départs par les déplacements du fil.
A la touche, souvent vive, inutile de ferrer, vous risqueriez de briser les fines tentacules de votre prise, il suffit de ramener sans hâte ni à-coup l’encornet jusqu’au bord. Très vite la défense devient molle, une sorte de gros sac plastique  que l’on tirerait en surface.

Attention près du bord l’encornet vous saluera par de puissants jets d’encre indélébiles !

Toby Martin

Toby Martin

La pêche de la seiche est assez similaire à celle de l’encornet et il n’est pas rare de sortir l’un en pêchant l’autre. L’animation doit être encore plus lente et de très longs arrêts et de nombreux repos sur le sol ne nuisent en rien à la pêche bien au contraire, ce qui peut la rendre, par contre, légèrement ennuyeuse.
Reste la seiche à vue. Dans moins d’un demi-mètre d’eau il m’est arrivé de faire sortir quatre ou cinq spécimens de plus de trente centimètres. Les observer devient alors fascinant, pour communiquer entre-elle les seiches changent de couleur et adoptent des tons rouges, bleus ou soudainement par peur reprennent leur camouflage mimétique. De même soyez attentif, très souvent les seiches suivent votre appât jusque dans les derniers mètres, une animation particulièrement soignée permettra à coup sûr de faire craquer cet octopode toujours très curieux.

Préparer et vider les seiches ou encornets :

Se munir d’un bon couteau et d’une planche à découper. Séparer la tête du corps en découpant vos prises au niveau du cou. Extraire les organes de la poche principale en faisant attention de ne pas percer la poche d’encre, c’est moins de boulot à nettoyer puis détacher l’os principal. Retirer les différentes peaux du blanc en l’incisant avec un couteau parfaitement aiguisé. Séparer les tentacules les unes des autres en les frottant énergiquement entre-elles pour enlever mucus le et les peaux supérieurs.

Recette pour quatre personnes :

  • 3 ou 4 seiches ou encornets
  • 1 litre de sauce tomate
  • ¼ de litre de vin blanc
  • 1dl d’huile d’olive
  • Bouquet garni
  • Cannelle
  • Sel et poivre

Verser l’huile d’olive dans un grand faitout en fonte, ajouter le bouquet garni, le sel, le poivre, la cannelle. Verser les seiches ou encornets découpés en lamelles, la sauce tomate et le vin blanc. Laisser mijoter à feu très doux pendant deux heures sans couvercle.
Régalez-vous

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